Exposition A(E)NCRAGES – Serge Allain dit ESSA

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Mes Ancrages

Pas de finalité sans origines

Dès le début, mon intérêt pour le signe (lettre – pictogramme – symbole)

Ma période lettriste, mon goût pour les arts premiers

Pour moi, l’art est écriture, le signe un petit graphisme, maître des lieux.

Mes Encres (Encrages)

Libération sur papier de mes sensations et recherches (abstraites, narratives, illustratives, fictionnelles)

Comme un voyage mental, une proposition balisée, une Itinérographie.

Ecriture automatique, geste spontané, action graphique puis : choisir un axe et l’exploiter jusqu’à épuisement et puis un autre, et recommencer.

« Figuratif, abstrait, naïf, art brut », ces appellations ne sont que les facettes d’une même démarche.

Matérialiser bons et mauvais rêves et tout consacrer à l’œuvre.

Retourner aux origines et se ressourcer à son propre foyer.

Serge Allain dit ESSA

A lire sur toulouseinfos.fr : « l’artiste ESSA expose à La Palette Des Possibles avant le Salon des Artistes Méridionaux » (20 nov 2018)

Liste des créations exposées

TITRE

FORMAT/MATERIAU

DATE

DESSINS

1

Autoportrait moléculaire

65X50

2018

2

Apparition

65X50

2018

3

Sans titre

59,5X50

2018

4

L’origine de la conscience

65X50

2018

5

Safari

65X50

2018

6

Autoportrait

65X50

2018

7

Evolution

65X50

2018

8

Magma

65X50

2018

9

Apparition II

32,5X25

2018

10

Sans titre

32,5X25

2018

11

Solitude

32,5X25

2018

12

Sans titre

32,5X25

2018

13

Magma graphique

32,5X25

2018

14

Escalades

32,5X25

2018

15

Désintégration

32,5X25

2018

16

Tornade

32,5X25

2018

17

Sans titre

29,7X21

2018

18

Sans titre

50X32,5

2018

19

Estampe

65X50

2018

20

Naissance d’un mythe I

50X65

2017

21

Naissance d’un mythe II

50X65

2017

22

Naissance d’un mythe III

50X65

2017

23

Naissance d’un mythe IV

50X65

2017

24

Sans titre

50X65

2018

25

Equilibre

50X65

2017

26

Silhouettes

21X29

2018

27

La ligne rouge

50X65

2018

28

Le sixième jour II

50X65

2018

29

Farandole

50X65

2018

30

Gestation

65X50

2018

31

Fantasia

65X50

2018

SCULPTURES

A

L’Envol

Résine

2018

B

Diffraction

Bronze

1992

C

Masque

Bronze

1992

D

Sans titre

Bois, résine

2017

E

La passeuse de rêve

Résine

2016

F

Callipyge

Résine

2017

L’avis des visiteurs

« Bien aimé les « Naissance d’un mythe ».

« Moi j’aime le 7 comme des rubans de fête […] et j’aime aussi les poissons des grandes profondeurs, les oiseaux préhistoriques et autres vulves et méduses qui se cachent un peu partout et surgissent comme des diables ».

« …Imaginaire et voyage mental sollicités au fil de la visite (des visites). Merci beaucoup. »

« Une écriture propre pour dire des choses colorées avec beaucoup de finesse. Très beau travail »

Les écrits de LASSA

Manu : La Ligne Rouge

La beauté de ce baiser volé, quasiment caché, surpris à la dérobée, ne se situait pas dans le détail de l’instant, mais plutôt dans l’impression générale qui se dégageait à la vue de ces deux lèvres qui se cherchaient goulûment. Ce n’était plus le ballet de deux langues amoureuses, mais une farandole de lettres, de symboles, de signes kabbalistiques sortis d’un âge maintenant oublié par le verbe.
Les deux formes mi-humaines, mi-animales étaient là, devant moi, sans se soucier de qui les observe ou les ausculte impunément dans leurs romantiques contorsions.
Une ligne rouge les séparait : eux dans leur univers de douceur et les autres, dans la noirceur de leur vie bien rythmée, parcheminée par la couleur du temps. Noir et rouge, je ne voyais plus que ces deux couleurs ; nous dans le noir de l’ignorance, dans l’incompréhension de leur instant magique, eux, dans le rouge vif de la vie, de la passion et de l’amour, embrasés et enflammés par des milliers de gros poutous et de fous rires, dans l’infini de leur partage. Thèse, antithèse…
Je ne pense plus aux textes ni aux symboles. Je reste juste là, silencieux dans mes contorsions intellectuelles, calé contre ce vieil arbre.
La ligne rouge imaginaire était devenue ma limite à aller plus loin dans la compréhension finale. Je restais simplement admiratif de tant d’amour? ébloui par ce volcan de sentiments. Baisers vedette, lèvres carminées en cachette, on vous a découvertes et c’est beau.

Carole : Apparitions

Apparitions d’un soir d’automne. De celles qui attirent les derniers rayons du soleil pour prolonger la Beauté.
De coeur à coeur, d’un ardent lointain, d’un or aux couleurs de miel, et qui se reflète dans mes prunelles.
D’une forêt aux reflets indescriptibles, de l’ondoiement pourpre de ses feuilles de cuivre, de leur valse qui scintille. Troncs aux gravures qui serpentent, calligraphie joyeuse d’un Monde en attente.

Le vent bruisse, la Vie crisse. Et son magma m’entête, quand un oiseau de feu me fait tourner la tête.

Le temps s’arrête. Et je cours loin devant, rire en dehors, cheveux au vent. La Beauté vient cogner mes tempes, sa houle vient me prendre, je tangue, sans plus Rien attendre.

Ne plus jamais La regarder par la fenêtre, et qu’enfin sa Splendeur advienne, et qu’enfin Elle redevienne Maïtre.

 

Marron en bleu

Ecriture sonore de l’Afrique

Elle – ciel

Elle – sienne

Ciel de Sienne

Clameur chaude

Oiseau glacé

Au sang

De toi

Claude : Safari

un quadrupède bizarroïde s’agitait en une danse orientale entouré de frémissants voiles excités travesti de serpents ondoyants sorti d’un âge maintenant oublié par le verve

on entrevoyait une terre lasse sèche tellement craquelée que dans la douleur elle paraissait gravée d’une écriture hurlante

une ligne rouge marquante

subterfuge à inventer pour passer cette étrange frontière ruse d’Ulysse devant Polyphème personne

la bête semblait vibrer de sa trompe il soufflait des nuages s’emmaillotant de fils de poussière au d’au-delà

la balle a percuté l’animal ou fût-il déjà mort

la danse continuait les craquelures du sol se transformaient se mouvaient

des symboles des lettres des signes kabbalistiques

la balle a sifflé ou s’est-elle perdue pénétrant la chair ou frôlant

arrêtée sur un os qu’elle brisa ou continua-t-elle sa trajectoire jusqu’à l’éternité

la ligne rouge éclata et ondula faisant couler sa vitalité son essence l’os craqua comme un coup de tonnerre la terre sèche s’évapora

monta alors une fine poussière tournoyante de minuscules gouttes de sang en coagulation

la vie la mort jointes et pourtant deux idées opposées thèse et antithèse

le silence malgré la fureur des mouvements pas à pas devenait une limite à aller plus loin

le silence retient le regard sur ce que l’on ne voit plus n’entend plus

un quadrupède bizarroïde s’agitait en une danse orientale

disparition

Elisabeth : Désintégration

C’est une petite pluie d’étoiles

Une petite pluie fine d’étoiles

Qui éclabousse le tableau

Un éclat joyeux de lumière

Une petite pluie d’étoiles si petites, si fines, si jolies

Choeur de cristal enchanteur

Ondes magiques pour nos esprits trop à l’étroit

 

Magma d’un rouge qui vient frapper mes tempes

Ma tête bourdonne et cogne

Mon esprit s’éparpille

Fissure d’un volcan qui ne peut plus attendre

Mon corps n’est plus que lente désintégration

Je crache ma vie sous une pluie de bombes

Rouge passion, rouge poison, rouge qui crie

Je me vois encore dans ce rêve lointain d’avant la guerre courir loin devant rires en dehors, cheveux aux vents, un jour de fête sous une pluie de confettis

Rouge passion, rouge poison, rouge qui crie

Que mon unique oeil ne puisse plus jamais voir ce bleu me déchire

Rouge passion, rouge poison

Je crie, je hurle

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